{"id":237,"date":"2011-06-18T00:00:00","date_gmt":"2011-06-17T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/exhibition\/le-grand-ecart-stephane-steiner-jerome-robbe\/"},"modified":"2025-03-21T22:49:11","modified_gmt":"2025-03-21T21:49:11","slug":"le-grand-ecart-stephane-steiner-jerome-robbe","status":"publish","type":"exhibition","link":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/exhibition\/le-grand-ecart-stephane-steiner-jerome-robbe\/","title":{"rendered":"St\u00e9phane Steiner + J\u00e9r\u00f4me Robbe &amp; Pauline Brun &#8211; Le grand \u00e9cart"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le cadre de la manifestation &#8220;L\u2019Art contemporain et la C\u00f4te d\u2019Azur Un territoire pour l\u2019exp\u00e9rimentation \u2013 1951-2011&#8221;<\/p>\n\n\n\n<p>l\u2019Espace A VENDRE pr\u00e9sente :<br><br><strong><em>LE GRAND ECART<\/em><\/strong><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>St\u00e9phane STEINER<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J<strong>\u00e9r\u00f4me ROBBE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Invited by J. ROBBE : <strong>Pauline BRUN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Mon travail c\u2019est apporter quelque chose aux oeuvres d\u2019art qui m\u2019ont \u00e9mu, ainsi que de rap-porter du r\u00e9el (v\u00e9cu ou pas) des vues et des \u00e9l\u00e9ments. Je ne suis pas int\u00e9ress\u00e9 par les me-diums pour ce qu\u2019ils sont, ni par les oeuvres en tant que r\u00e9sultats de pratiques autonomes du reste du monde; mais en tant qu\u2019outils de communication, du dessin \u00e0 l\u2019audiovisuel via la sculpture, la conception de ceintures, sous-v\u00eatements, invasions d\u2019insectes, traces de gas-t\u00e9ropodes, articles fun\u00e9raires, meubles, perruques, art culinaire, pipes-\u00e0-eau et godemich\u00e9s compris.<br><br>Mon travail est un patchwork \u00e0 tiroirs o\u00f9 le vieux c\u00f4toye le neuf et le futur dans un cocktail o\u00f9 les participants, r\u00e9unis par le hasard comme une recrue militaire d\u00e9guis\u00e9e, au chef invi-sible, anticiperaient sur l\u2019avenir avec des revenants, leurs discussions interrompues par des extraterrestres tentant de s\u2019immiscer dans les d\u00e9bats sur l\u2019architecture, le sexe, Descartes, la conqu\u00eate de l\u2019espace, les souvenirs personnels, Nietzsche, l\u2019amour, sur ce que l\u2019histoire a retenu de l\u2019art, sur ce qu\u2019il a retenu de son histoire, la mort, la mutation, l\u2019imm\u00e9diatet\u00e9 des \u00e9changes d\u2019\u00e9motions dans la musique d\u2019improvisation, sur les sadoo masoos, les derviches tourniqueurs et autres z\u00e8br\u00e9s techno\u00eedes travelos transis; tout ce beau monde progressant dans un d\u00e9dale de salles baign\u00e9es du son d\u2019un concert interminable de Frank Zappa fricass\u00e9 grive et grim\u00e9 en Capitaine Crochet, accompagn\u00e9 d\u2019une tribu de musiciens tziganes en atten-dant le retour de Van Gogh et Hendrix qui sont encore partis avec les engins volants non identifi\u00e9s des voyageurs att\u00e9ris.<br><br>Mon oeuvre parle de cette r\u00e9sistance vaine contre l\u2019invisible force imparable qui cr\u00e9e et an\u00e9antit tout, son double et l\u2019autre, qu\u2019est la vie.<br><br><strong>St\u00e9phane Steiner<\/strong>, 2000<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;&#8212;-<br><br><\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui est \u00e9vident chez <strong>J\u00e9r\u00f4me Robbe<\/strong>, c\u2019est qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 du m\u00e9tier, tant il a retenu les le\u00e7ons de l\u2019histoire de l\u2019art ( surtout celle de la peinture et de ses formes ). N\u00e9anmoins, il suffit de se pencher cinq minutes sur ses travaux pour comprendre que l\u2019effet \u00abpeintre premier de la classe\u00bb n\u2019est qu\u2019une apparence trompeuse.<br>D\u2019ailleurs, tout son travail n\u2019est que leurre. En bon mani\u00e9riste, il en joue en permanence. Mais un bon mani\u00e9riste est celui qui sait \u00e9puiser son sujet sans s\u2019\u00e9puiser.<br><br>Quelles que soient les s\u00e9ries qu\u2019il met en place ( Compressions, Ecrans, R\u00e9form\u00e9s P4, Ta-touages ou derni\u00e8rement Volumes ), toutes fonctionnent en effet sur le principe de l\u2019artifice et de la d\u00e9construction de l\u2019image. Ce qui implique un ensemble de gestes ou de techniques destin\u00e9s \u00e0 tromper le regard de l\u2019autre. Tout est bon pour cela : l\u2019\u00e9crasement de la peinture par des plaques de plexiglas, l\u2019utilisation de vrais-faux miroirs, l\u2019usage tronqu\u00e9 de mat\u00e9riaux, les effets de la brillance, du mat ou du vernis, mais surtout la r\u00e9currence de signes fausse-ment indicatifs et d\u2019anamorphoses qui laissent la m\u00e9moire entre deux eaux, pas vraiment certaine d\u2019identifier ce qui lui fait face. Tout ce qui est visible semble flotter et ce n\u2019est pas innocent. Les s\u00e9ries des Verres ou des Miroirs sont celles qui jouent le mieux le principe d\u2019am-bivalence. On ne sait jamais o\u00f9 l\u2019on se trouve : soit carr\u00e9ment dans la cro\u00fbte de salon pour les Verres, soit dans le chic mondain pour les Miroirs. Mais quand on y regarde de plus pr\u00e8s, les premi\u00e8res sont certainement celles qui font le plus appel \u00e0 une vrai recherche picturale, tandis que les secondes laissent appara\u00eetre des tatouages presque aussi troubles que ceux qui les ont port\u00e9s ( des criminels russes en signe de reconnaissance de gangs ), que ceux qui vont les suspendre sur leurs murs en guise d\u2019objet d\u00e9coratif. Le miroir fonctionne comme un support ambigu : il int\u00e8gre le regardeur tout en r\u00e9fl\u00e9chissant un motif obscur sur la peau de ce dernier.<br><br>Enfin, J\u00e9r\u00f4me Robbe joue depuis peu avec l\u2019espace, commen\u00e7ant \u00e0 construire de v\u00e9ritables volumes comme ce grand miroir bleu \u00e0 peine pos\u00e9 sur un chariot ( Greetings to the zone, 2008 ), dont la surface est enti\u00e8rement brouill\u00e9e par un motif \u00e9tir\u00e9\/\u00e9vid\u00e9 de son contenu ( un autre tatouage russe), ou ce Dirt Track, 2008, produit pour l\u2019exposition \u00abTurn the water into wine\u00bb, dont le trac\u00e9 apparent renvoie \u00e0 une course de motos aux Etats-Unis. Une course sans freins et sur terre battue dans laquelle tout se termine par de spectaculaires d\u00e9rapages plus ou moins contr\u00f4l\u00e9s. Le lien est \u00e9vident entre ce besoin de ma\u00eetrise et de perte, de vitesse et de glissement \u00e0 la fois.<br>Au bout du compte, ses derniers travaux montrent l\u2019\u00e9tendue de ses capacit\u00e9s \u00e0 occuper l\u2019es-pace et \u00e0 exp\u00e9rimenter toutes les formes et les techniques possibles sans pour autant renier ses principes initiaux du jeu et du leurre.<br><br><strong>Eric Mangion<\/strong><br><\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;&#8212;-<br><\/p>\n\n\n\n<p>To the Man Who Flew into Space from His Apartment<\/p>\n\n\n\n<p>Le White Cube, aux dimensions sacralisantes, est cr\u00e9\u00e9 comme un espace neutre permettant la mise \u00e0 distance d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 spatiale, temporelle, sociale ou politique. L\u2019oeuvre est confin\u00e9e dans les murs blancs et s\u2019inscrit dans une intemporalit\u00e9. <br><br>L&#8217;espace d&#8217;exposition, ce lieu de perception, est une surface sensible, une bo\u00eete \u00e0 outils, un laboratoire. ,Il ya Kabakov construit, dans \u201cThe man Who Flew into space from his apartment\u201d, sa ,chambre. Dans une situation de censure en Russie, il aspire et se projette vers un lieu imaginaire et infini.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans mon exp\u00e9rience de la vid\u00e9o et de la sculpture, le corps, en tant que mesure, est mis en rapport \u00e0 l\u2019espace et aux mat\u00e9riaux. Mes sculptures sont des constructions d\u2019espaces ,blancs \u00e0 \u00e9chelle r\u00e9duite. A l\u2019image de l\u2019atelier ou du White Cube, l\u2019espace blanc est un champ de th\u00e9\u00e2tralit\u00e9, un lieu d\u2019actions, le lieu d\u2019un atterrissage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pauline Brun<\/strong>, 2011.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\n<em>Le grand &eacute;cart<\/em><\/p>\n<p><strong>St&eacute;phane Steiner &#8211; J&eacute;r&ocirc;me Robbe<\/strong><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":631,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","categories":[],"tags":[],"class_list":["post-237","exhibition","type-exhibition","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/exhibition\/237","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/exhibition"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/exhibition"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=237"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/631"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=237"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=237"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.espace-avendre.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=237"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}